La vie, la vie! En cette fin d’année ou les terroristes ont eu la peau d’une dirigeante politique qui posait sa candidature à la présidence du Pakistan, la lâcheté, la force, la terreur aura eu raison de l’humanité. Je n’idéaliserai Bénazir Bhutto, est-ce que cette personne aurait-été meilleure qu’une autre, aurait-elle changé le cours de choses, je ne sais pas. Ce dont je suis profondément convaincu, c’est que la démocratie soit le moins pire des modes de gouvernement. Malgré le cynisme ambiant et la tendance à gouverner par sondage, cela reste la meilleure solution.
La religion ne peut être un mode de gouvernement car gouverner, c’est chercher l’entente entre des groupes ou des individus aux points de vue divergents et aux positions différentes. À une époque où l’immigration est de plus en plus importante pour notre société afin qu’elle continue à progresser, il ne peut être question de gouverner en écoutant simplement la voie de la majorité. Il faut aussi tenir compte du point de vue des minorités dans nos décisions. Ce délicat arbitrage ne peut être fait que par des dirigeants élus, trop de décisions sont prises par des juges qui ne sont pas imputables.
Le monde, dit-on est sans dessus dessous depuis le commencement de ce siècle. Vraiment? C’est oublier le XXe siècle et ses deux guerres mondiales, ses guerres de Corée, du Vietnam, ses coups d’État du Chili et d’ailleurs, ces coups de force dans tant de pays du monde, ces lâcheté de non-intervention au Rwanda, au Darfour etc. La politique internationale me donne la nausée, mais elle se fait selon des possibles, des contraintes, des intérêts et des forces que nous ne contrôlons pas.
Croire en l’Homme est difficile. Comme à chaque fin d’année il est parfois désespérant d’en tirer un bilan. Il, elle est tout aussi capable de bravoure que de lâcheté, de grandeur que de petitesse, d’idéal que de trahison. Mais l’Homme n’est-il pas moi? Je passe sans aucune difficulté de l’une à l’autre. Parfois je me fais honte peu de temps après avoir été si fier de moi…
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